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SÉANCE 12

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Dire dieu, dire les dieux ?

12
Introduction [extrait]

« Gott ist tot ! » Dieu est mort !

Nietzsche nous laisse d'un côté la dépouille mortelle de Dieu, mais par ailleurs avec Zarathoustra il écrit le grand roman candidat au sacré à l'instar des trois grands récits de notre civilisation.

Dans ce paradoxe apparaît une nouvelle possibilité pour « Dire Dieu, dire les dieux », elle clôture peut-être ces siècles où ce « dire » pouvait sembler sous copyright, sous propriété privée des religions, elle ouvre la porte à une approche libre, égalitaire et fraternelle. Nous sommes dans le temps des Communs et Dieu ou les dieux n'y écrhapperont pas. Les idéologies passent de mode et révèlent à chaque fois leur impuissance, réduisant les arrières-mondes institués, paradis et enfers, à peau de chagrin. Ce sont les imaginaires de chacun qui dressent le sacré comme autant de madeleines de Proust, en contact avec le monde réel, en contact avec l'autre, avec les rires des enfants et les chants des oiseaux, et peut-être avec le cœur des hommes.

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